Poster un commentaire :
2 commentaires

Vous l’avez sans doute remarqué : lorsqu’on a un travail à faire, on prend généralement tout le temps disponible pour l’achever.
Si on dispose de trois heures pour rédiger un rapport, on prendra trois heures pour le réaliser.
Et si on a plus de temps, si on nous donne une journée à la place de trois heures, on peut tout à fait pendre la journée pour accomplir le même travail.
Les études réalisées par Parkinson décrivent cette attitude de la manière suivante :
Même si elle peut être terminée plus rapidement.
Nous basons presque toujours nos limites sur notre expérience passée, et donc sur les habitudes forgées au fil du temps.
Mais qui nous dit que nous avons réellement besoin de trois heures pour faire ce job ? Si on pense qu’on a besoin de trois heures, alors on mettra effectivement trois heures.
Nous programmons notre subconscient sur cette limite de temps.
C’est là que ce concept prend tout son sens :
Le temps que nous nous accordons pour accomplir une tâche est en général une limite mentale. » Time Management System
Nous sommes limités par notre propre perception.
Ainsi, le temps nécessaire pour réaliser une tâche est bien plus flexible qu’il n’y parait. Et vous pouvez en tirer parti.
Notre cerveau nous permet de faire des choses plus vite qu’on ne le pense, avec un peu d’entrainement.
Voici comment :
1. Prenez une tâche que vous faites de façon régulière : rédiger un rapport, rechercher de l’information, répondre à ses mails, ranger son bureau…
Puis chronométrez le temps que vous demande cette tâche pour être faite.
2. Diminuez progressivement la durée de cette tâche, pour vous habituer petit à petit.
Pour cela, commencez par enlever 10% au temps que vous avez mesuré. Si la tâche vous a pris 30 minutes, retirez 3 minutes. Si elle a duré 2 heures, diminuez là de 12 minutes…
C’est votre nouveau temps de référence.
3. La prochaine fois que vous effectuez cette tâche, programmez un minuteur sur votre nouveau temps à tenir, puis lancez-le.
Votre objectif ? Remplir votre tâche dans ce nouveau temps imparti.
Le minuteur vous donne une perception du temps qui reste et vous pousse à avancer.
Une fois votre nouveau délai tenu, diminuez le encore de 10%, et ainsi de suite.
Il existe un autre moyen pour y parvenir encore plus vite.
L’idée est de faire comme si vous ne disposiez que de la moitié du temps habituel pour faire le même travail.
Demandez-vous :
Que se passerait-il si j’avais moitié moins de temps que prévu pour faire cette tâche ?
Prenez quelques minutes pour trouver une solution, puis écrivez-là.
Cette question vous amène à revoir la façon dont vous réalisez vos tâches et donc, à les optimiser.
Imaginons qu’une tâche vous demande normalement 3 heures pour être exécutée.
Voici quelques pistes pour travailler plus vite :
Si vous êtes focalisé à 100% sur la tâche en cours, vous pouvez mobiliser au mieux les facultés de votre cerveau pour gagner en efficacité.
Rentrez dans votre tâche sans penser à ce qui passe autour. Immergez-vous dedans comme quand on regarde un bon film au cinéma, sans prêter attention au moindre élément extérieur.
Il fait noir dans la salle, votre regard est attiré exclusivement vers l’action qui se déroule devant vous.
Rien n’existe à part ce que vous faites maintenant.
En entrant dans cet état d’esprit, on parvient à concentrer toute son attention sur l’action présente.
Jouez le jeu, essayez !
Il est possible de travailler plus vite, sans rogner sur la qualité et sans augmenter le stress.
Vous pouvez pousser l’expérience à l’échelle de la semaine.
Comment feriez-vous si vous disposiez de moitié moins d’heure que d’habitude pour accomplir toutes les tâches de la semaine ?
Pensez régulièrement à la loi de Parkinson.
Prenez vos dates limites, diminuez-les de moitié et constatez les résultats.
Si vous devenez plus stressé, vous êtes allé trop loin. Si il vous reste du temps, vous pouvez réduire un peu plus.
Reconsidérez vos dates limites comme un jeu, non comme une contrainte.
Vous pourriez être surpris des résultats.
Clément est le créateur de Temps Action. L'ambition de ses contenus ? Vous aider à éliminer le superflu et faire ce qui compte vraiment.